AVORTER LA CULPABILITE

À l’heure ou la question de l’IVG semble refaire débat, ne serait-il pas judicieux d’en revenir aux principales intéressées ? Les Femmes.

L’interruption Volontaire de Grossesse est toujours une épreuve. Aucune femme ne s’y contraint sans le moindre doute. Aucune femme n’y a recourt sans souffrance. Et comme si ça n’était pas assez difficile comme cela, certains pays décident d’en restreindre un peu plus l’accès, en effet, la Pologne, la Louisiane, la Slovaquie, le Kentucky reviennent aujourd’hui sur ce droit difficilement acquis.

Un débat qui parait indécent, inacceptable. Inacceptable également qu’une telle démarche soit comparable à celle d’un parcours du combattant. Inacceptable de ne pas offrir à ces femmes des soins de proximité, faute de place dans les hôpitaux ou en raison de délais dépassés.

Rappelons-nous de ces celles qui se sont battues. Simone Veil déclarait en 1974 devant une assemblée presque exclusivement masculine que « l’avortement est toujours un drame. Cela doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issu ». Loin de se présenter en qualité d’ambassadrice de la cause féministe, elle parlait au nom de la sécurité des femmes après que des générations ont souffert ou perdu la vie suite à des avortements clandestins. L’heure était au changement. L’avocate féministe, Gisèle Halimi, de son côté clamait haut et fort « la femme et la femme seule doit être libre de choisir et aucune loi au monde ne peut obliger une femme à avoir un enfant ».

Aujourd’hui certaines sont derrière les barreaux. Jugées pour crime. Mais quel crime au juste ? celui d’avoir décidé de leur avenir ? Révoltant. Certains états font marche arrière revenant sur deux générations de luttes féministes. Comment peut-on accepter qu’en ces temps de progrès technologiques sans précédent, de volonté d’une mondialisation accélérée, d’une mise en réseaux des communautés toujours plus performante que certains droits fondamentaux soient bafoués.

Les droits des femmes, le droit de manifester, le droit de contredire, le droit d’exercer sa liberté de citoyen sont actuellement remis en question. Cela reste inacceptable.

 

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