LES DROITS DE L’HOMME ONT -ILS TOUJOURS LEUR PLACE EN FRANCE ?

Il y a quelques jours, Matthis dénonçait l’acharnement de la police sur Michel, un producteur de musique. Lundi dernier, ce sont des centaines de migrants qui ont été les cibles de ces violences.

“Une sauvagerie exceptionnelle”. Voici les termes utilisés par Jean-Luc Mélenchon pour traduire l’intervention des policiers, ce lundi 23 novembre au soir, place de République. 500 migrants, majoritairement d’origine afghane, cherchant un endroit où dormir depuis qu’ils ont été chassés d’un camp d’exilés la semaine dernière ont ainsi été les victimes de dérives policières hors de propos dans notre pays des droits de l’homme.

Aucune communication, au lieu de quoi des tirs de gaz lacrymogène, des coups de matraques ou encore des tentes retirées violemment, avec parfois encore des gens à l’intérieur. Tout cela sous les regards de passants désemparés, attristés par ce spectacle, essayant d’aider les victimes.

Sur Internet, tout le monde s’enflamme, jusqu’au ministre de l’intérieur qui décrit des images “choquantes”. Cocasse, lorsqu’on sait que ce dernier porte haut et fort la proposition de loi pénalisant la diffusion d’images malveillantes envers l’image des policiers.

C’est une véritable « chasse à la misère à coup de matraque”, dénonce Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste. Un sentiment de profond désarroi collectif, une colère et une incompréhension scandées dans les rue le week-end dernier ont d’ailleurs enflammé le pays. Une question se pose évidemment : la violence sans sommation a-t-elle sa place dans le pays des droits de l’homme ?

Et alors que la population attendait de pied ferme une réaction du gouvernement pour stopper ces violences, une loi a été proposée, interdisant de filmer et de diffuser ces fameuse “interventions” policières. Le gouvernement a donc décidé de cacher ces violences plutôt que de les combattre.

Puis volte-face, Emmanuel Macron annonce que l’article 24 sera finalement entièrement réécrit. Tant de retournements de situation qui sont révélateurs d’un gouvernement qui, face au sujet des violences policières, hésite, recule, sans jamais trouver de réelles solutions face à ce problème.

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